Professeur Théodore Holo

Professeur Théodore Holo

Né à Porto-Novo capitale du Dahomey, dans une famille chrétienne du Sud du pays originaire d'Abomey. Il fit à Porto-Novo ses études primaires à l'école catholique Saint-Joseph, secondaires au Collège Notre-Dame de Lourdes puis au lycée Béhanzin où il obtint en 1968 un bac de philosophie. La même année, il s'envole pour Brazzaville dans le but d'entamer des études de droit qui le mèneront successivement à Orléans, puis à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne où il obtint son doctorat d'État en droit en février 19791. Enfin, en 1985, il est reçu major ex-aequo de sa promotion au Concours d'agrégation en droit et sciences politiques. Marié et père de cinq enfants, il consacre aujourd'hui son temps à son pays et à son continent.

Il fut membre d'abord du présidium qui a dirigé les travaux de la Conférence nationale des Forces Vives de la Nation, ensuite du Haut Conseil de la République (HCR), organe législatif durant la transition et enfin membre de la commission constitutionnelle qui a rédigé la Constitution de la République du Bénin en 1990 au lendemain de la conférence des forces vives de la nation. De 1991 à 1996 il fut successivement2 ministre des affaires étrangères, Garde des sceaux, ministre de la justice, ministre chargé des relations avec les institutions et porte parole du gouvernement du Président Nicéphore Dieudonné Soglo. De 1996 à 2008, il retourna à l’université et fut, en accord avec l’Unesco nommé titulaire de la Chaire Unesco des droits de la personne et de la démocratie à l’université nationale du Bénin (UNB). Depuis le 7 juin 2008 il est conseiller à la Cour constitutionnelle du Bénin.

Le 25 juin 2009, il a été élu président du troisième mandat de la Haute Cour de justice du Bénin3, et réélu le 2 décembre 2011 pour un deuxième mandat4. Composée de 13 membres, dont six députés, six des sept membres de la Cour constitutionnelle à l’exception de son président, et du président de la Cour suprême, la Haute cour de justice est compétente pour juger le président de la République et les membres du gouvernement en raison de faits qualifiés de haute trahison, d’infractions commises dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que pour juger leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l’État.

Reconduit par le bureau de l'Assemblée nationale pour un nouveau mandat à la Cour constitutionnelle, il en a été élu le président le 10 juin 2013 et a exercé cette fonction jusqu'en 2018.

Date

30 juillet 2018

Tags

1995